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Pont-à-Celles sous la loupe...  

Profil général

Pont-à-Celles est une commune wallonne semi-rurale de 16.226 habitants (chiffre en 2007) de la province du Hainaut. Son territoire s'étendant sur 5.573 hectares, la densité de sa population y est donc, en moyenne, de 290 habitants/km².

Son caractère rural s'exprime par l'occupation par des terres agricoles (champs et prairies) de qualité des 3/4 de son territoire. Il est, d'ailleurs, à noter que près de 100 fermes sont encore en activité dans l'entité. De même, tous les villages (Buzet, Liberchies, Luttre, Pont-à-Celles, Thiméon, Obaix et Viesville) formant "Le grand Pont-à-Celles", créé lors de la fusion des communes en 1977, présentent un noyau d'habitat ancien aux caractéristiques rurales traditionnelles : maisons basses, fermes en carré, ...

Une autre des caractéristiques, plus récente celle-ci, de l'entité de Pont-à-Celles est son aspect résidentiel. Dès les années 70 et 80, des villas se sont implantées, à la périphérie des noyaux traditionnels décrits plus haut, et ce principalement le long des axes routiers ou dans de petits lotissements.

Il faut préciser que la proximité de réseaux de communications importants par rail (lignes ferroviaires Charleroi-Bruxelles-Anvers et Namur-Charleroi-Mons) et par route (autoroutes A54 Charleroi-Nivelles, avec connexion vers Bruxelles et E42 Liège-Mons-Paris) assure à l'agglomération une position stratégique et géographique idéale.

Trois "zones" peuvent être distinguées dans l'entité :

Le nord, avec ses plateaux ouverts, au caractère agricole marqué, englobe les villages de Buzet, Obaix et Liberchies. Depuis une ou deux décennies, la population de ces petites agglomérations s'est vue augmenter fortement par l'arrivée de nouveaux "ruraux" travaillant essentiellement en Brabant Wallon ou à Bruxelles.

Le sud offre pour sa part un paysage plus découpé, riche en espaces verts et boisés, son habitat reste plus groupé autour des anciens villages de Viesville et Thiméon.

Pont-à-Celles et Luttre forment le trait d'union entre les deux premières zones et constituent la partie la plus urbanisée de l'entité. Les emplois, les équipements sociaux et communautaires, les possibilités d'activités, les "grands" commerces s'y trouvent regroupés.

Il était une fois ...

Pont-à-Celles tire son nom du latin CELLA, signifiant chambre ou cellule de moine, probablement en raison de la présence du monastère fondé, au VIIè siècle, par Saint Amand (apôtre de la Belgique) à l'emplacement de l'actuel centre du village de Pont-à-Celles. La juridiction sur laquelle se trouvait ce monastère primitif, qui devint ensuite un prieuré administré par les Prémontrés de l'Abbaye de Parc, s'appela Celle puis Celles. La forme de Pont-à-Celles apparaît pour la première fois vers le XVIè siècle, lorsque les religieux du Parc construisirent un pont sur la rivière Piéton, non loin de l'église. Ainsi pour se rendre à la messe, les paroissiens de Luttre et d'Hairiamont devaient passe par le pont à Celles. Petit à petit, ce nom s'étendit à toute la paroisse dont le territoire couvrait six seigneuries, jusqu'en 1794 lorsque les Français supprimèrent ces seigneuries pour créer une nouvelle commune. Celle-ci prit naturellement le nom de la paroisse et s'appela Pont-à-Celles. Notons que l'on retrouve déjà le nom de Cella dans la sentence d'anathème prononcée le 25 mars 980 par l'Évêque de Liège NOTGER contre certaines paroisses rebelles... La commune de Pont-à-Celles peut donc prétendre à une existence plus que millénaire.

Revenons encore un peu plus en arrière... Pont-à-Celles, traversé par la chaussée romaine de Bavai à Tongres, dite chaussée de Brunehaut, était habité bien avant la christianisation de notre pays. Les découvertes, sur tout son territoire, d'innombrables pièces de l'âge du silex (flèches, racloirs, lames...) ainsi que les fouilles très fécondes du vicus romain de Geminiacum (s'étendant principalement dans la campagne environnant le village de Liberchies) en font foi. La plus retentissante de ces trouvailles fut la mise à jour, le 10 août 1970, de 368 pièces d'or, enfouies dans le sol d'une petite habitation édifiée à l'époque romaine le long de l'antique chaussée. Ce trésor a été racheté par la Banque Nationale de Belgique qui a ensuite fait don au Cabinet des Monnaies de Bruxelles où il se trouve toujours. Le champ de fouilles de Liberchies est soigneusement recouvert chaque année pour permettre à son propriétaire de cultiver la terre.

A Viesville, on ne trouve guère plus que de rares vestiges (quelques moellons de grès...) du château fort construit par Henri l'Aveugle et détruit par les Liégeois en 1431. Par contre, nombreuses sont les chapelles, potales et fermes remarquables de l'entité. Un guide leur est d'ailleurs consacré et est disponible, sur demande, à l'Administration Communale.